Le coup de bélier est-il le fléau instantané de vos joints d'étanchéité ?
Les coups sourds et soudains dans vos canalisations sont un mauvais signe. Cette onde de choc peut faire sortir instantanément vos joints de leur logement. Vous devez maîtriser cette force importante afin de protéger vos équipements coûteux.
Les coups de bélier se produisent lorsque vous fermez des vannes trop rapidement. Ils peuvent également se produire lorsque les pompes démarrent brusquement. Cela crée une forte pointe de pression. Le choc peut pousser le joint en caoutchouc hors de sa rainure. Ce déplacement soudain provoque alors une fuite importante.
J’ai constaté que de nombreux opérateurs commettent une erreur importante. Ils regardent le manomètre et pensent que tout fonctionne parfaitement. Mais ils oublient les pointes de pression soudaines. Un échangeur de chaleur à plaques possède une ligne d’étanchéité très longue. Il est également moins rigide qu’un échangeur à calandre et à tubes. Lorsqu’une pompe démarre très rapidement, la pression exerce un choc important sur les plaques. Ce choc peut provoquer le déplacement du joint. Le joint peut alors simplement sortir de sa rainure.
Comment stopper le coup de bélier ?
Vous devez modifier le mode de fonctionnement de votre système. Vous ne devez pas ouvrir ni fermer les vannes trop rapidement.
Vous éviterez les coups de bélier en corrigeant ces trois points. Chez QCHE, nous conseillons systématiquement à nos clients EPC et OEM de vérifier la conception de leur tuyauterie. Une tuyauterie bien conçue empêche les coups de bélier avant que l’eau n’atteigne l’échangeur de chaleur, assurant ainsi le bon fonctionnement de votre usine.
Les fluctuations de température peuvent-elles provoquer des fuites de froid dans votre système ?
Les changements fréquents de température sollicitent vos joints en caoutchouc. Le caoutchouc se fatigue progressivement avec le temps. Il perd sa capacité à reprendre sa forme initiale. Cela entraîne des fuites lentes, souvent très difficiles à détecter.
Les fuites à froid se produisent dans les systèmes soumis à des variations fréquentes de température et de débit. Les systèmes modernes de refroidissement des centres de données sont notamment confrontés à ce problème. Les cycles constants de dilatation et de contraction provoquent une fatigue du caoutchouc. Le joint perd progressivement sa capacité d’étanchéité. Le fluide commence alors à s’échapper lentement pendant les cycles de refroidissement.
Dans les projets modernes de refroidissement haute densité, la température du fluide varie constamment. Les systèmes CDU de niveau MW en sont un bon exemple. Le système utilise des variateurs de fréquence pour ajuster le débit. Cela signifie que les joints se dilatent et se contractent en permanence. J’appelle cela la fatigue du joint. Le caoutchouc finit simplement par être trop sollicité pour continuer à assurer correctement son rôle.
L'importance de l'ensemble de compression
De nombreux acheteurs se contentent de regarder le nom du matériau. Ils demandent de l’EPDM ou du NBR. Cela ne suffit pas. Il faut examiner la déformation rémanente du caoutchouc. Ce chiffre indique sa capacité à reprendre son élasticité.
Si votre joint présente une mauvaise déformation rémanente, il restera plat. Il ne se dilatera pas lorsque les plaques refroidiront, créant ainsi un minuscule interstice par lequel le liquide s’échappe. Nous testons rigoureusement toutes nos pièces détachées QCHE afin de garantir leur excellente résistance à la compression.
Joints à clipser ou joints collés : lequel tombe en panne le plus rapidement ?
Choisir le mauvais type de joint entraîne une défaillance prématurée. Si votre choix n’est pas adapté, vous devrez remplacer les joints constamment. Il est essentiel de sélectionner le type de joint correspondant précisément aux exigences de votre secteur d’activité.
Les joints à clipser peuvent se détériorer en raison des mouvements mécaniques provoqués par les démarrages et arrêts fréquents des machines. Les joints collés peuvent se détériorer lorsque des températures élevées ou des produits chimiques agressifs dissolvent l’adhésif. Il est essentiel de comprendre cette différence. Cette connaissance vous aide à choisir le type de joint adapté à la configuration spécifique de votre installation industrielle.
Déplacement mécanique contre attaque chimique
Les joints clipsables ne nécessitent pas de colle. On les appelle aussi Sonder Lock. Ils s’enclenchent facilement. Cependant, les plaques bougent si vous allumez et éteignez fréquemment votre machine. Ce mouvement mécanique peut entraîner le délogement du joint clipsable.
Les joints collés tiennent beaucoup mieux en place. Toutefois, la colle est sensible à la chaleur et aux produits chimiques agressifs. Le fluide finit par dissoudre la colle. Le joint risque alors de glisser et de fuir.
Vous devez examiner vos opérations quotidiennes. Utilisez une colle forte si vous arrêtez la machine tous les jours. La fixation par clip est très sûre si vous l’utilisez pendant des mois.
Utilisez-vous un matériau de joint inadapté à votre fluide ?
Les produits chimiques agressifs peuvent détériorer très rapidement les caoutchoucs standards. Vos joints peuvent se ramollir, se fissurer ou se dégrader si vous utilisez des matériaux de mauvaise qualité. Il est essentiel de choisir le caoutchouc adapté au fluide utilisé dans votre installation.
L’utilisation d’un matériau de joint inadapté peut provoquer une dégradation chimique. Le NBR standard peut perdre ses propriétés dans les applications à base d’huile à haute température. L’EPDM standard peut également être fortement dégradé par certains acides. Il est donc indispensable d’adapter le matériau du joint au fluide spécifique utilisé. Il faut également tenir compte de la température et de la composition chimique du fluide afin d’éviter une défaillance prématurée du joint.
J’ai vu des joints neufs devenir aussi durs que du plastique en seulement une semaine. Cela peut se produire lorsque l’acheteur choisit un matériau inadapté. Il cherche simplement à économiser un peu d’argent. Dans le secteur B2B, cette erreur peut entraîner des milliers de dollars de coûts liés aux temps d’arrêt.
Associez le caoutchouc au danger
Vous ne pouvez pas utiliser un seul type de caoutchouc pour toutes les applications. L’EPDM standard convient parfaitement à l’eau et à la vapeur. Mais l’EPDM peut gonfler et se détériorer s’il est exposé à l’huile.
Il faut être extrêmement prudent lorsqu’on travaille avec des raffineries d’huile de palme. Les usines de traitement chimique requièrent également une vigilance extrême. Nous demandons systématiquement à nos clients les spécifications exactes des fluides utilisés. Ainsi, nous fournissons des pièces de rechange 100 % compatibles, parfaitement conformes aux normes Alfa Laval et GEA.
Un serrage incorrect peut-il entraîner une défaillance du joint ?
Un serrage irrégulier peut endommager les plaques et détériorer les joints. L’échangeur de chaleur peut fuir immédiatement si votre équipe précipite l’assemblage. Vous devez respecter les procédures de serrage appropriées à chaque intervention.
Un serrage incorrect compromet l’étanchéité. Vous risquez d’écraser le joint si vous serrez les plaques trop fortement. Un serrage irrégulier peut déformer les plaques. Le fluide finit toujours par trouver un passage pour s’échapper. Pour travailler en toute sécurité, utilisez systématiquement le manuel du fabricant afin de respecter les dimensions et les valeurs de serrage prescrites.
De nombreux opérateurs pensent qu’un serrage plus important est toujours préférable. C’est totalement faux. Lors de la fermeture d’un échangeur de chaleur à plaques avec joints, il est nécessaire d’atteindre une dimension précise. Cette dimension est appelée **dimension A**. Elle correspond à la longueur de serrage correcte de l’échangeur.
Le danger d’un serrage excessif
Vous devez serrer les boulons en étoile. Les plaques doivent rester bien droites. Chez QCHE, nous effectuons un test de pression hydraulique à 100 % avant expédition. Toutefois, votre équipe de maintenance doit manipuler l’appareil avec précaution lors des opérations de nettoyage dans vos locaux.
Conclusion
Évitez les coups de bélier et maîtrisez les variations de température pour préserver votre échangeur de chaleur. Choisissez le joint adapté, les matériaux appropriés et serrez correctement les boulons. Vous réaliserez ainsi des économies.